Headache

Malgré un état physique général très bon, absence de courbatures, pas trop sué pendant l’exercice, aucun mal cardio-vasculaire, j’ai été pris par de fortes crises de maux de tête pendant la soirée suivant mon premier exercice et la journée d’après. Je n’ai pas forcément fait le rapprochement entre les deux tout de suite, je me suis contenté de prendre des cachets d’aspirine puis j’ai fais quelques petites recherches pour voir s’il y avait un rapport entre le sport et la migraine, et il se trouve que oui, et il y a différentes causes probables :
– Une hydratation insuffisante, j’ai compris qu’il fallait boire avant et après l’effort physique, je ne l’avais fais qu’avant.
– Une respiration inadaptée pendant l’effort, ce que je me suis rendu compte que je ne faisait pas du tout.
– Une irrigation accrue du cerveau par les vaisseaux sanguins peut en être la cause après une longue période d’inactivité, et encore une fois c’est mon cas.

Nouvel enseignement donc de cette virée d’hier : mieux s’hydrater (avant et après la course), mieux respirer (en veillant à bien inspirer et expirer pendant l’exercice afin de mieux irriguer l’ensemble des muscles, le cerveau en est un) et un très bon point à savoir : le sport entretient parfaitement le cerveau, il contribuerait même à la régénération neuronale de certaines parties de ce dernier.
Sur ce dernier point, je vous suggère plusieurs lectures dans ce sens, tout en me confortant à l’idée de poursuivre ce que je viens d’entreprendre malgré cette migraine que j’espère très passagère.

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Experimentation 0:0

Selon le programme il était prévu de commencer le Lundi et d’enchainer systématiquement avec les Mercredi et Vendredi, mais avec l’ensemble des équipements prêts, le moral assez haut, et une très bonne météo, l’envie d’enfiler mon short et ma paire de baskets pour une première virée ne cessait de me titiller, qu’à celà ne tienne, je m’étais dis que ça servirait à reconnaitre le parcours, à commencer doucement et de tester en grandeur nature l’ensemble des applications téléchargées pour éviter les surprises pendant le programme.
Me voilà donc ce Samedi 2 Mars a entamer ma première activité sportive spontanée de ma vie, alors comme un enfant qui part pour la première fois à l’école, j’étais très enchanté, très impatient d’arriver au parcours que je m’étais préalablement tracé (grâce à Endomondo qui permet également de se préparer des routes parmi la panoplie de ses fonctionnalités). Arrivé sur place, les vêtements bien propres, les lacets bien serrés, les chaussettes parfaitement relevées, je ne pouvais que distribuer des sourires à tout le monde histoire de dire je fais du sport et je suis relax !
Et me voilà donc dans le bain, à faire une séquence de gestes que j’aurais à faire régulièrement désormais : enfiler mes écouteurs, lancer ma musique, mon tracker (ndlr Endomondo) puis mon coach (10K for Pink) et suivre ses recommandations.Start Running! me disait-il… celà signifiait que mon échauffement était fini que c’était parti, les dès sont jetés et j’ai officiellement tenu le pari d’au moins me lancer, le premier pas était franchi, et je me voyais déjà finissant mon marathon, mais déjà j’espérais au fond de moi réussir sans trop de dégats cette première immersion, et connaissant mes limites, la question de si j’allais y arriver me taraudait sincèrement l’esprit, et bien que très light (8 séquences de 1 minutes de courses séparées par des pauses marche d’une minute trente), j’étais stressé à l’idée de ne pas y arriver dès le premier jour, mais voilà, pour le savoir, je n’avais d’autre choix que de me lancer.. Mes premières foulées (60 secondes de course pour ceux qui suivent) furent très décontractées,j’étais trop à l’aise à vrai dire, limite parodique, et  j’ai très vite compris qu’on voyait clairement que je n’étais pas un coureur mais un parfait n00b, je suis parti trop vite, très penché (un angle de près de 60° par rapport au sol), balançant mes bras et tapant les réverbères dans les détours, p’tain mais pourquoi je fais ça? c’est comme si que je leur disais : Hey man tu vois j’y arrive, jsuis cool, tape là ! Euuuuh, mais c’est d’un ridicule, c’est de réverbères qu’il s’agit !!! Et entre temps le coach ne semble pas décidé à me dire que la minute est finie et que je dois marcher, et j’attends, et j’attends, et je ralenti la cadence, mes jambes sont déjà engourdies, et je sens mes fesses m’empêcher d’avancer plus rapidement, et le con lorsque j’étais presque mort me sort enfin son “Start Walking”, je profite alors de cette courte pause pour vérifier s’il n’avait pas déconné en me l’annonçant trop tard et en me faisant courir plus que nécessaire…. finalement, non! la machine ne se trompe pas, c’était bel et bien une petite minute que j’ai couru, et il m’en reste 7 autres à enchainer en courant avant de me libérer… merde alors ça va être dur, et ma crainte de ne pas finir dès le premier exercice me hante déjà, et chiotte… il me dit déjà de repartir à la course, je m’exécute en essayant de penser à autre chose que ma peine, je pense au marathon, je me dit que si j’arrête là, c’est bye bye! voire même Adieu! Un projet mort-né… Pauvre de moi! entre temps, j’ai droit à une nouvelle séquence marche, j’en profite pour poser mes idées: à la lecture du programme, il disait que quiconque pouvait y arriver jusqu’à 50 ans, plusieurs “testimonials” (ça se dit testimoniaux en français?) ont attesté que le programme leur a permit d’arriver au 5 Kilomètres les doigts dans le nez, alors pourquoi pas moi? je repose mes idées en pensant à ma manière de courir, l’essentiel selon le programme est de respecter les temps et non de réaliser le plus de distance possible, je pense donc à ralentir drastiquement mon allure, d’y aller molo et de faire des foulées sans pour autant me propulser très fort devant, le temps de me dire que je vais tester celà pour la prochaine course qu’il me redemande déjà de me relancer en course, je le fais donc en appliquant ce que je m’étais dit : à savoir courir lentement pour meubler toute la minute, c’est en effet plus simple (mais pas évident non plus), mais surtout c’est très chiant ! Mais voilà j’ai pas le choix, si je veux terminer mes 20 minutes d’exercice ça sera comme ça ou le risque de tout abandonner si tôt. Et puis je suis presque à la moitié du chemin alors ça va… je peux le faire… je reproduit donc cette logique de course lente pour la 4ème, 5ème et 6ème série, la 7ème et la 8ème, j’ai couru, lentement, très difficilement, en souffrance totale mais ma tête me disait qu’il fallait finir, ma volonté m’a fait résister malgré un fléchissement physique global, je n’ai pas le souvenir exact de ce qui s’est passé, j’attendais juste à chaque fois que le coach m’annonçait que j’avais à marchais et puis c’est tout, je me fixais des objectifs visuels en me disant qu’arrivé à tel endroit ça sera finit… et puis finalement, j’ai du compter faux, car au bout du compte, la 7ème selon mes calculs s’était avéré la 8ème, et ça n’est pas plus mal… Le coach vocal m’indique enfin de commencer mes étirements et ma marche lente de refroidissement. “Begin your cooldown” c’est finiii pour cette première journée test, et heureusement pour moi que je l’ai fait ce test, je me voyais mal y arriver après une journée de travail ! Wait a sec !! Fini? Non!!! Dans l’euphorie, j’avais oublié dans mon exercice, que j’avais à rentrer chez moi, et que pour le faire je devais revenir au point départ pour récupérer mon auto, et vu que pendant le parcours je n’ai couru que dans un sens, je suis à 3Km de là où je l’avais garé… Me voilà donc reparti pour une nouvelle marche de 30 minutes pour y revenir… Alors marcher après une grosse fatigue, en short avec des bises d’air fraiches, c’est pas le plus top de la journée non plus, d’autant que j’ai soif, et que malgré le nombre fou de cafés devant les quels je passe, je ne peux malheureusement m’arrêter étant sans aucun rond en poche, je fais donc le chemin retour, en reprenant petit à petit mon souffle.
Cette journée n’est finalement pas si mauvaise que celà à mon sens, j’en ai tiré plusieurs enseignements que je m’éviterais de reproduire à l’avenir, ne serait-ce que de savoir revenir sur mon chemin pendant l’exercice et non à la fin de ce dernier, et surtout de mieux doser mon effort, d’oublier les contraintes de performances et de se focaliser sur le fait de pouvoir tenir tout au long de l’exercice.
Autrement je viens d’apprendre que j’ai parcouru en totalité pendant les 20mn de l’exercice 2.5Km et qu’en 12 minutes, j’ai fait 1.61 Km, soit un résultat “Faible” au test de Cooper (pour un résultat moyen, il me faudrait atteindre les 2Km)

Jogger Geek !

geek runner tshirt

Le programme étant déjà bordé à la minute et seconde près, l’équipement étant acheté et parfaitement testé pour éviter les surprises de dernière minute, il restait donc à me trouver un moyen de contrôler ma progression. Alors oui : je pouvais estimer selon mes trajets via google earth par la suite le nombre de kilomètres (plutôt mètres pour les premières semaines), je pouvais également enclencher mon chrono à chaque fois pour déterminer combien de temps j’ai couru, mais ça m’était insuffisant, d’autant qu’une réflexion bien plus embêtante me venait à l’esprit concernant le programme : il est trop détaillé, trop de secondes, trop de minutes, trio d’alternances entre courses et marche, des séries, du fractionné… bref, à moins de passer mon temps à suivre mon chorno manuellement, à l’enclencher, à l’arrêter, le réinitialiser, faire des sommes mentalement en pleine courses et garder en dette la série à la quelle je suis, m’était juste infernal pour ne pas dire irréaliste.
Il me fallait donc un chrono paramétrable qui puisse biper pour m’avertir que l’heure était à la course, à la marche, qui puisse être programmé pour une série d’exercices et que son signal (bip ou vibration) soit suffisamment fort pour pouvoir le remarquer en pleines courses urbaines avec tout les bruits de la ville. Un gros point d’interrogation planait ainsi sur ma tête, ou vais-je trouver ce bidule, je ne sais même pas à quoi ça pourrait ressembler, puis deuxième question est-ce que ça existe (ce qui m’éviterais la course au Yéti) ?
Alors pour répondre à la première question oui, ça existe, en trouver en Tunisie… euuuuh, on dira que ça se corse à ce niveau. Fallait donc trouver un palliatif, et grâce au net et à la magie de la technologie, ça a été vite trouvé (et qui plus est gratuitement) : il existe en effet plusieurs applications pour smartphone qui rendent et le tracking, et le coaching possible à portée de doigts.
Alors voilà, une fois la piste trouvée, j’ai vite fait de télécharger tout ce qui était gratuit pour le tester à blanc, et j’ai finalement retenu deux programmes plutôt complémentaires : Endomondo pour le tracking et le suivi de mon évolution, et 10K for Pink pour le coaching.

Endomondo-logo-1-300x300Endomondo (que je connaissais il y a quelques années sur BlackBerry et qui en est aujourd’hui à sa 8ème mouture) disponible sur quasiment la totalité des supports (iOS, Android, BB OS, Windows Phone), et est ce qu’on peut appeler un Sport Tracker, dans la même catégorie, vous pourrez trouver des applications comme celle de la série Nike+ Running ou des programmes comme RunKeeper, Runtastic voire encore Zombies, Run! Ce genre d’application a l’avantage de garder trace de vos courses via un positionnement GPS permanent, permettant ainsi de visualiser vos trajets sur carte, les altitudes, vos vitesses moyennes et instantannées, vos courbes de performances sur l’ensemble d’un parcours, de garder trace de vos records et performances, ce qui confère de gros avantages notamment et essentiellement vous aider à mieux gérer/doser vos efforts en course en répartissant mieux les efforts (ils permettent également pour une meilleure précision de raccorder des bracelets cardiaques pour tracker le rythme cardiaque pendant l’effort et ainsi alerter dans les zones rouges). Bien entendu, toutes les données peuvent être récupérées directement sur l’application ou encore mieux via des comptes personnalisables et sécurisable accessibles via Internet. Pour en revenir à Endomondo, quoi qu’il n’est pas le plus populaire en terme de base utilisateurs (sans doute parce qu’il n’existe qu’en version anglaise), m’a paru plus complet dans la mesure où il permettait de l’utiliser sur n’importe quel sport et non pas seulement sur de la course à pied comme ces concurrents,, bien utile pour centraliser dans un même endroit ses différentes activités et dans une même interface. Le facteur sobriété de cette même interface est également un plus non négligeable, dans la mesure où il est sans chichi et ne garde que l’essentiel (possibilité de customiser pour ceux que ça intéresse), et point de vue fonctionnalités est très complet : pour chaque activité il mesure : la distance parcourue, la durée, la vitesse moyenne, la vitesse maximal, la vitesse instantannée pour chacun des points de passage, le nombre de calories consumées, la sudation, l’altitude par point, et les conditions météorologique (tout celà peut bien entendu être exporté à tout moment pour utilisation sur une autre plateforme, ce que je juge à mon sens très honnête), d’autres fonctionnalités moins intéressantes (pour moi) y figurent également telle que l’intégration aux réseaux sociaux, le suivi sur carte des trajets, et d’autres fonctionnalités plus fun comme de savoir combien de tour de la terre on a fait, ou combien de terre-lune on a parcouru ou encore combien de burger ont été consumés grâce au sport, sans oublier une option très sympathique : le “PepTalk” qui permet à retranscrire vocalement des les écouteurs en plein exercice les messages que peuvent te laisser tes amis (qui a dit que la course était un sport où l’on pouvait pas être encouragé?), je l’ai bien entendu essayé, et ne peut que confirmer que ça marche bel et bien. A savoir qu’il ne s’agit là que de la version gratuite, et qu’une version premium (sans publicité et avec des fonctionnalités plus poussées) est également disponible pour les moins novices.

10KFORPINKDeuxième programme retenu et qui fera lui office de coach, le 10K for Pink de Zen Labs, et non il n’est pas dédicacé par la chanteuse, mais soutien la lutte contre le cancer du sein. Pour quoi je l’ai retenu parmi plusieurs autres? Parce qu’il est gratuit et fait exactement ce dont j’ai besoin : proposer un programme sur 14 semaines de 3 jours ce qui correspond pile à mon programme. Après il suffit de le paramétrer à l’avance pour qu’il te dise quand finit l’échauffement, quand courir, quand ralentir, quand marcher, et quand commencer le cooldown. L’interface est un brin austère, mais on s’en fout du moment qu’on aura pas trop le temps de la regarder mais plutot d’écouter le coach directement dans les oreillettes (possibilité de choisir entre une voix masculine ou féminine). Autre programme que je pourrais vous conseiller comme coach (et que j’ai d’ailleurs gardé sur mon smartphone à toutes fins utiles) et qui a pour simple nom : RunNow qui a l’avantage d’être très épuré et totalement paramétrable.

Equipement

Alors que faut-il pour préparer un marathon ?
Sommairement pas grand chose : De bonnes chaussures, un short et un haut.
599162_10151352432919385_1353357126_nPour les premiers ce n’était pas bien compliqué, en partant du principe qu’avant d’aller en acheter vous devez vous mettre en tête que vous devez accepter des chaussures aussi ridicules peuvent-elle être, et c’est la qu’un vraie question se pose: pourquoi les designers se voient-ils obligés de concentrer leur mauvais gout dès qu’il s’agissait de chaussures de sport? POURQUOI?!
Passé ce cap primordial (sans quoi vous devriez courir nus-pieds), il fallait directement s’orienter vers le rayon running de votre magasin de sport, chose pratique, en Tunisie, le choix est limité, et tout ce que vous pourrez lire sur le net concernant les différents types de pieds entre pronateurs et supinateurs ne vous seront pas d’une grande aide (tout comme les supposés vendeurs, qui te demandent si c’est pour faire du foot! P’tain y a écrit Running en grand sur le putain de rayon que tu es sensée superviser!). Bref, votre choix pourra se faire (en dehors de la contrainte budget) sur le poids de la chaussure : plus elle est légère, moins elle pèsera sur vos chevilles, et moins vous serez protégés donc!. Plus elle sera consistante, mieux votre pied sera soutenu, mais plus lourde elle sera, et enfin, il faudra jauger la semelle sur sa capacité à absorber les chocs. Ainsi si vous courez sur une surface dure si vous faites de la route, du bitume, ou faites les trottoirs (le seul objectif de cette phrase aura été d’arriver à placer cette dernière en fait), il vaudrait mieux une semelle qui absorbe un maximum les chocs, au contraire des surfaces moins dures (pistes, chemins, terre, …) où une semelle résistante suffirait.

Reste donc le bas et le haut à compléter, mais la les choses se corsent et il faut tenir compte de plusieurs paramètres, pour mon cas c’était les suivants :
– Nécessité de légèreté vu les températures locales.
– Nécessite d’avoir à minima une poche zippée (utile pour y glisser ma clé de voiture en évitant qu’elle ne tombe en pleine course et un support de musique)
– La poche devra être dans le haut et non dans le bas afin pour ne pas gêner la course
– La composition du haut devait être la moins plastique/nylon possible, pour éviter les irritations au contact de la peau.

Pour la légereté, il n’y a pas eu de problèmes à trouver hauts, bas, shorts, manches courtes, longues, respectant cette volonté, mais ça se corsait dès que j’essayait d’avoir à un haut à poches, j’en trouvait à vrai dire que sur les survets (à compositions fortement synthétique et que je me voyais mal porter au tour de la hanche dès que les températures allaient s’élever), après plusieurs hésitations (au vu du prix excessif), je prend finalement un haut de chez Nike de la gamme USATF, qui a l’avantage d’être 100% composé de matières naturelles, d’être beau et d’avoir un zip sur le coté , mais a le gros désavantage de me bouffer près de 40% de mon budget global..
Passé ce coup au portefeuille, je n’ai pas souhaiter tarder sur le short : deux essais en cabine, et pris celui dans le quel j’étais le plus à l’aise, et tant pis s’il était plus moche que l’autre, j’aurais de toutes les manières un corps athéltique d’ici quelques semaines qui compensera 🙂

Voilà, ça c’est donc fait, en attendant de rentrer dans les choses sérieuses, prévu pour ce Samedi !

Couch to 10K Program

Vous vous en serez douté, passer du canapé au marathon ne se fera pas du jour au lendemain, il me faudra atteindre plusieurs pallier avant d’y arriver. Un des plus célèbres programme pour débutant disponible un peu partout sur internet est le Couch To 5K, mais comme mon objectif est d’aller bien plus loin, et que ce dernier est à destination des débutants qui souhaitent courir sans prise de tête, je me mets la barre un cran plus haut afin de pouvoir aller plus loin plus facilement par la suite, j’opte donc pour un premier pallier à 10 kilomètres, celui-ci devrait être atteint en 14 semaines.
Sans plus tarder, je partage avec vous le programme (j’ai mixé plusieurs programmes disponibles pour trouver celui qui devrait convenir le mieux à mon profil) pour pondre celui-ci, bien entendu, je suis resté cantonné à une semaine de 3 jours d’exercices, avec une journée de repos intercalé entre les courses, ceci devrait permettre aux muscles de se développer en les épargnant un jour sur deux. A côté et afin de faciliter la récupération, j’ai gardé les week-ends en off, je pourrais ainsi, continuer à profiter de la grasse matinée après de dures semaines de labeur…
Me voilà donc décidé : ça sera chaque Lundi, Mercredi et Vendredi à la sortie du travail, je m’astreindrais ainsi à rester moins tard au bureau tout en continuant à rentrer chez moi aux mêmes horaires, pour ne pas bouleverser mes habitudes.
Voici donc le programme, que vous pouvez partager et reprendre sans gêne !

CouchTo10K

Stratégie pour s’y accrocher

Courir le Marathon de New York avant 2020 : La résolution est statuée, claire, et ne dépendant que de moi.
Tenir ses engagements perso, peut  néanmoins se révéler plus compliqué que ce que l’on peut croire,, et si Internet ne sera pas une aide à ce niveau, il faudra compter sur soi, mais et il faut se l’avouer il s’agit d’une chose bien plus facile à dire qu’à faire car bien que l’objectif étant fixé, aucun engagement n’est pris, au pire en n’y arrivant pas la vie continuera, personne n’en saura rien, je n’aurais rien perdu, et je ne serais pas le premier humain sur cette planète à avoir abandonné le sport. Il me restait donc à trouver un terrain d’engagement, où je risquerais à perdre en cas d’abandon. Après petite reflexion, elle ne fut pas compliquée à trouver : Jouer sur mon image ! Comment? En m’appuyant sur le fait que l’image que je dégageais à mon entourage était celle d’une personne qui allait jusqu’au bout de ses objectifs, et qu’en règle générale j’arrivais à obtenir ce je désirais alors qu’en dire si cela ne tenais qu’à ma propre personne, ça devait être facile même pour le gros fainéant que je suis.
Pour faire clair ma stratégie aura été d’en parler au plus grand nombre, une façon pour moi de chercher à m’éviter la “honte” d’un objectif non accompli en arrêtant le sport (que je n’avais pas encore commencé jusque là), en partant du principe que plus de personnes étaient au courant, plus je me sentirais mal à l’aise en répondant “j’ai abandonné” quand on me posera la question sur mon évolution dans quelques mois.


Et c’est en cherchant à appliquer cette stratégie que je me suis heurté aux premières frustrations, le Tunisien étant le nabbar® par excellence, entre les “mouais”,  les “on verra quand est-ce que tu achèteras tes premières paires de pompes”, les “mara quoi? marathon?”,  les “si tu savais le nombre de fois où on m’avait dit que quelqu’un allait faire du sport?”, les “t’es sûr de pouvoir trouver du temps”, les “tu me préviendra quand t’auras abandonné”, et j’en oublie… malgré cela je ne regrette pas le choix de la stratégie, car à vrai dire ce qui comptait pour moi était d’éviter à leur donner raison, ceux qui me connaissent sauront également que je ne raterais pour rien au monde l’idée de voir les têtes à certains quand ils me reposeront la question tout sûrs d’eux d’ici quelques semaines avec le sourire narquois “alors le sport t’as arrêté hein?” et que je leur couperais l’herbe sous les pieds, ptain j’aime déjà!Cette expérience, essentiellement côté professionnel, m’a également permis de comprendre qu’on arrivera à rien tirer de certaines personnes qui  se fixent des limites par eux mêmes, et il n’y a qu’à voir leurs perfs (à vrai dire pour certains cas je n’apprend rien de nouveau, mais ça c’est une autre histoire).
Bref aujourd’hui, et grâce à tout ces gens là, je me sens encore plus motivé à acheter la première paire de pompes, à me tenir à mon programme d’entrainement, à aller jusqu’au bout du marathon, et à finir mon premier avant mes 30 ans. Comme quoi, le tanbirr ça a du bon !

Au commencement

Tout avait  commencé par une photo partagée par un de mes followers sur Pinterest où il présentait un bluffant programme d’entame de course à pied, le titre était plutôt accrocheur (Couch to 5K in 9 weeks) et me concernait directement dans la mesure où je n’avais effectué aucune (absolument aucune) activité sportive depuis 9 ans maintenant -Avril 2004 avec l’examen final d’aptitudes sportives du Baccalauréat- et que depuis je roucoulais paisiblement (?) au fond de mon canapé, la situation ne me dérangeais nullement dans la mesure où grâce à une hygiène de vie plutôt correcte je gardais une assez bonne condition physique apparente, et j’insisterais sur le côté apparent de la chose, car bien qu’inépuisable lorsqu’il s’agit de marche à pied (oui, oui ça m’arrive de temps à autre), je m’essouflait rapidement lorsqu’il s’agissait d’enchainer quelques foulées, et les quelques n’excédait pas la dizaine, c’est pour dire la gravité du cas…

Revenons-en à Pinterest (un excellent social network au passage, tout simplement mon préféré mais ça c’est une autre histoire), le titre accrocheur, les promesses de merveilles en si peu de temps (car oui 5 Km pour le fainéant que je suis représentait la lune) n’était qu’un autre de ces programmes foireux où le but final était de nous soutirer de l’oseille, je classe donc l’affaire sans suite.. ou presque…
Car quelques jours, ou peut être semaines je ne sais plus, je relis un article sur l’effet que ça procurait de passer la ligne d’arrivée du Marathon de New-York, de traverser 1st Avenue de bout en bout avant de redescendre 5th Avenue, pour finir avec les dernières foulées dans Central Park où l’on se est vite porté par la clameur de la foule malgré toutes les peines du monde qu’on peut avoir à finir, les larmes de joie et d’autosatisfaction qui montent malgré tout, et l’explosion de sensations en franchissant la ligne d’arrivée… Tout ça était trop beau pour moi, mais encore un truc que je ne pourrais pas faire, ça se saurait si j’étais sportif. Sauf que quelques lignes plus bas, l’auteur précise qu’il avait 49 ans, qu’il courrait son premier marathon, et que jusqu’à sa quarantaine, il ne s’était jamais senti concerné par le sport, alors qu’est-ce qui m’empêcherait de le faire me dis-je !? Au final, rien! Car toutes mes recherches sur le marathon que j’avais entreprises à la suite de cette lecture me confortaient à l’idée que tout le monde pouvait y arriver, quelque soit l’âge, l’endurance, et que seule la volonté (et un minimum d’entrainement, celà va de soi) y suffirait.

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Crédits @Boris Rabtsevich

La volonté ! Ca a sans doute été le déclic pour moi, mon seul catalyseur dans la vie, et utiliser ce terme avec moi revenait à m’attaquer de suite sur le bouton le plus sensible. Alors : qui ça? moi? c’est moi qui n’y arriverait jamais? are you talking to me?
C’est donc comme celà que j’ai décidé d’attaquer le 42Km, sur le coup de quelques lectures internet, le tout restait maintenant à concrétiser ma résolution, et c’est pas loin d’être encore gagné