Au commencement

Tout avait  commencé par une photo partagée par un de mes followers sur Pinterest où il présentait un bluffant programme d’entame de course à pied, le titre était plutôt accrocheur (Couch to 5K in 9 weeks) et me concernait directement dans la mesure où je n’avais effectué aucune (absolument aucune) activité sportive depuis 9 ans maintenant -Avril 2004 avec l’examen final d’aptitudes sportives du Baccalauréat- et que depuis je roucoulais paisiblement (?) au fond de mon canapé, la situation ne me dérangeais nullement dans la mesure où grâce à une hygiène de vie plutôt correcte je gardais une assez bonne condition physique apparente, et j’insisterais sur le côté apparent de la chose, car bien qu’inépuisable lorsqu’il s’agit de marche à pied (oui, oui ça m’arrive de temps à autre), je m’essouflait rapidement lorsqu’il s’agissait d’enchainer quelques foulées, et les quelques n’excédait pas la dizaine, c’est pour dire la gravité du cas…

Revenons-en à Pinterest (un excellent social network au passage, tout simplement mon préféré mais ça c’est une autre histoire), le titre accrocheur, les promesses de merveilles en si peu de temps (car oui 5 Km pour le fainéant que je suis représentait la lune) n’était qu’un autre de ces programmes foireux où le but final était de nous soutirer de l’oseille, je classe donc l’affaire sans suite.. ou presque…
Car quelques jours, ou peut être semaines je ne sais plus, je relis un article sur l’effet que ça procurait de passer la ligne d’arrivée du Marathon de New-York, de traverser 1st Avenue de bout en bout avant de redescendre 5th Avenue, pour finir avec les dernières foulées dans Central Park où l’on se est vite porté par la clameur de la foule malgré toutes les peines du monde qu’on peut avoir à finir, les larmes de joie et d’autosatisfaction qui montent malgré tout, et l’explosion de sensations en franchissant la ligne d’arrivée… Tout ça était trop beau pour moi, mais encore un truc que je ne pourrais pas faire, ça se saurait si j’étais sportif. Sauf que quelques lignes plus bas, l’auteur précise qu’il avait 49 ans, qu’il courrait son premier marathon, et que jusqu’à sa quarantaine, il ne s’était jamais senti concerné par le sport, alors qu’est-ce qui m’empêcherait de le faire me dis-je !? Au final, rien! Car toutes mes recherches sur le marathon que j’avais entreprises à la suite de cette lecture me confortaient à l’idée que tout le monde pouvait y arriver, quelque soit l’âge, l’endurance, et que seule la volonté (et un minimum d’entrainement, celà va de soi) y suffirait.

get_off_the_couch

Crédits @Boris Rabtsevich

La volonté ! Ca a sans doute été le déclic pour moi, mon seul catalyseur dans la vie, et utiliser ce terme avec moi revenait à m’attaquer de suite sur le bouton le plus sensible. Alors : qui ça? moi? c’est moi qui n’y arriverait jamais? are you talking to me?
C’est donc comme celà que j’ai décidé d’attaquer le 42Km, sur le coup de quelques lectures internet, le tout restait maintenant à concrétiser ma résolution, et c’est pas loin d’être encore gagné

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