Headache

Malgré un état physique général très bon, absence de courbatures, pas trop sué pendant l’exercice, aucun mal cardio-vasculaire, j’ai été pris par de fortes crises de maux de tête pendant la soirée suivant mon premier exercice et la journée d’après. Je n’ai pas forcément fait le rapprochement entre les deux tout de suite, je me suis contenté de prendre des cachets d’aspirine puis j’ai fais quelques petites recherches pour voir s’il y avait un rapport entre le sport et la migraine, et il se trouve que oui, et il y a différentes causes probables :
– Une hydratation insuffisante, j’ai compris qu’il fallait boire avant et après l’effort physique, je ne l’avais fais qu’avant.
– Une respiration inadaptée pendant l’effort, ce que je me suis rendu compte que je ne faisait pas du tout.
– Une irrigation accrue du cerveau par les vaisseaux sanguins peut en être la cause après une longue période d’inactivité, et encore une fois c’est mon cas.

Nouvel enseignement donc de cette virée d’hier : mieux s’hydrater (avant et après la course), mieux respirer (en veillant à bien inspirer et expirer pendant l’exercice afin de mieux irriguer l’ensemble des muscles, le cerveau en est un) et un très bon point à savoir : le sport entretient parfaitement le cerveau, il contribuerait même à la régénération neuronale de certaines parties de ce dernier.
Sur ce dernier point, je vous suggère plusieurs lectures dans ce sens, tout en me confortant à l’idée de poursuivre ce que je viens d’entreprendre malgré cette migraine que j’espère très passagère.

Experimentation 0:0

Selon le programme il était prévu de commencer le Lundi et d’enchainer systématiquement avec les Mercredi et Vendredi, mais avec l’ensemble des équipements prêts, le moral assez haut, et une très bonne météo, l’envie d’enfiler mon short et ma paire de baskets pour une première virée ne cessait de me titiller, qu’à celà ne tienne, je m’étais dis que ça servirait à reconnaitre le parcours, à commencer doucement et de tester en grandeur nature l’ensemble des applications téléchargées pour éviter les surprises pendant le programme.
Me voilà donc ce Samedi 2 Mars a entamer ma première activité sportive spontanée de ma vie, alors comme un enfant qui part pour la première fois à l’école, j’étais très enchanté, très impatient d’arriver au parcours que je m’étais préalablement tracé (grâce à Endomondo qui permet également de se préparer des routes parmi la panoplie de ses fonctionnalités). Arrivé sur place, les vêtements bien propres, les lacets bien serrés, les chaussettes parfaitement relevées, je ne pouvais que distribuer des sourires à tout le monde histoire de dire je fais du sport et je suis relax !
Et me voilà donc dans le bain, à faire une séquence de gestes que j’aurais à faire régulièrement désormais : enfiler mes écouteurs, lancer ma musique, mon tracker (ndlr Endomondo) puis mon coach (10K for Pink) et suivre ses recommandations.Start Running! me disait-il… celà signifiait que mon échauffement était fini que c’était parti, les dès sont jetés et j’ai officiellement tenu le pari d’au moins me lancer, le premier pas était franchi, et je me voyais déjà finissant mon marathon, mais déjà j’espérais au fond de moi réussir sans trop de dégats cette première immersion, et connaissant mes limites, la question de si j’allais y arriver me taraudait sincèrement l’esprit, et bien que très light (8 séquences de 1 minutes de courses séparées par des pauses marche d’une minute trente), j’étais stressé à l’idée de ne pas y arriver dès le premier jour, mais voilà, pour le savoir, je n’avais d’autre choix que de me lancer.. Mes premières foulées (60 secondes de course pour ceux qui suivent) furent très décontractées,j’étais trop à l’aise à vrai dire, limite parodique, et  j’ai très vite compris qu’on voyait clairement que je n’étais pas un coureur mais un parfait n00b, je suis parti trop vite, très penché (un angle de près de 60° par rapport au sol), balançant mes bras et tapant les réverbères dans les détours, p’tain mais pourquoi je fais ça? c’est comme si que je leur disais : Hey man tu vois j’y arrive, jsuis cool, tape là ! Euuuuh, mais c’est d’un ridicule, c’est de réverbères qu’il s’agit !!! Et entre temps le coach ne semble pas décidé à me dire que la minute est finie et que je dois marcher, et j’attends, et j’attends, et je ralenti la cadence, mes jambes sont déjà engourdies, et je sens mes fesses m’empêcher d’avancer plus rapidement, et le con lorsque j’étais presque mort me sort enfin son “Start Walking”, je profite alors de cette courte pause pour vérifier s’il n’avait pas déconné en me l’annonçant trop tard et en me faisant courir plus que nécessaire…. finalement, non! la machine ne se trompe pas, c’était bel et bien une petite minute que j’ai couru, et il m’en reste 7 autres à enchainer en courant avant de me libérer… merde alors ça va être dur, et ma crainte de ne pas finir dès le premier exercice me hante déjà, et chiotte… il me dit déjà de repartir à la course, je m’exécute en essayant de penser à autre chose que ma peine, je pense au marathon, je me dit que si j’arrête là, c’est bye bye! voire même Adieu! Un projet mort-né… Pauvre de moi! entre temps, j’ai droit à une nouvelle séquence marche, j’en profite pour poser mes idées: à la lecture du programme, il disait que quiconque pouvait y arriver jusqu’à 50 ans, plusieurs “testimonials” (ça se dit testimoniaux en français?) ont attesté que le programme leur a permit d’arriver au 5 Kilomètres les doigts dans le nez, alors pourquoi pas moi? je repose mes idées en pensant à ma manière de courir, l’essentiel selon le programme est de respecter les temps et non de réaliser le plus de distance possible, je pense donc à ralentir drastiquement mon allure, d’y aller molo et de faire des foulées sans pour autant me propulser très fort devant, le temps de me dire que je vais tester celà pour la prochaine course qu’il me redemande déjà de me relancer en course, je le fais donc en appliquant ce que je m’étais dit : à savoir courir lentement pour meubler toute la minute, c’est en effet plus simple (mais pas évident non plus), mais surtout c’est très chiant ! Mais voilà j’ai pas le choix, si je veux terminer mes 20 minutes d’exercice ça sera comme ça ou le risque de tout abandonner si tôt. Et puis je suis presque à la moitié du chemin alors ça va… je peux le faire… je reproduit donc cette logique de course lente pour la 4ème, 5ème et 6ème série, la 7ème et la 8ème, j’ai couru, lentement, très difficilement, en souffrance totale mais ma tête me disait qu’il fallait finir, ma volonté m’a fait résister malgré un fléchissement physique global, je n’ai pas le souvenir exact de ce qui s’est passé, j’attendais juste à chaque fois que le coach m’annonçait que j’avais à marchais et puis c’est tout, je me fixais des objectifs visuels en me disant qu’arrivé à tel endroit ça sera finit… et puis finalement, j’ai du compter faux, car au bout du compte, la 7ème selon mes calculs s’était avéré la 8ème, et ça n’est pas plus mal… Le coach vocal m’indique enfin de commencer mes étirements et ma marche lente de refroidissement. “Begin your cooldown” c’est finiii pour cette première journée test, et heureusement pour moi que je l’ai fait ce test, je me voyais mal y arriver après une journée de travail ! Wait a sec !! Fini? Non!!! Dans l’euphorie, j’avais oublié dans mon exercice, que j’avais à rentrer chez moi, et que pour le faire je devais revenir au point départ pour récupérer mon auto, et vu que pendant le parcours je n’ai couru que dans un sens, je suis à 3Km de là où je l’avais garé… Me voilà donc reparti pour une nouvelle marche de 30 minutes pour y revenir… Alors marcher après une grosse fatigue, en short avec des bises d’air fraiches, c’est pas le plus top de la journée non plus, d’autant que j’ai soif, et que malgré le nombre fou de cafés devant les quels je passe, je ne peux malheureusement m’arrêter étant sans aucun rond en poche, je fais donc le chemin retour, en reprenant petit à petit mon souffle.
Cette journée n’est finalement pas si mauvaise que celà à mon sens, j’en ai tiré plusieurs enseignements que je m’éviterais de reproduire à l’avenir, ne serait-ce que de savoir revenir sur mon chemin pendant l’exercice et non à la fin de ce dernier, et surtout de mieux doser mon effort, d’oublier les contraintes de performances et de se focaliser sur le fait de pouvoir tenir tout au long de l’exercice.
Autrement je viens d’apprendre que j’ai parcouru en totalité pendant les 20mn de l’exercice 2.5Km et qu’en 12 minutes, j’ai fait 1.61 Km, soit un résultat “Faible” au test de Cooper (pour un résultat moyen, il me faudrait atteindre les 2Km)

Jogger Geek !

geek runner tshirt

Le programme étant déjà bordé à la minute et seconde près, l’équipement étant acheté et parfaitement testé pour éviter les surprises de dernière minute, il restait donc à me trouver un moyen de contrôler ma progression. Alors oui : je pouvais estimer selon mes trajets via google earth par la suite le nombre de kilomètres (plutôt mètres pour les premières semaines), je pouvais également enclencher mon chrono à chaque fois pour déterminer combien de temps j’ai couru, mais ça m’était insuffisant, d’autant qu’une réflexion bien plus embêtante me venait à l’esprit concernant le programme : il est trop détaillé, trop de secondes, trop de minutes, trio d’alternances entre courses et marche, des séries, du fractionné… bref, à moins de passer mon temps à suivre mon chorno manuellement, à l’enclencher, à l’arrêter, le réinitialiser, faire des sommes mentalement en pleine courses et garder en dette la série à la quelle je suis, m’était juste infernal pour ne pas dire irréaliste.
Il me fallait donc un chrono paramétrable qui puisse biper pour m’avertir que l’heure était à la course, à la marche, qui puisse être programmé pour une série d’exercices et que son signal (bip ou vibration) soit suffisamment fort pour pouvoir le remarquer en pleines courses urbaines avec tout les bruits de la ville. Un gros point d’interrogation planait ainsi sur ma tête, ou vais-je trouver ce bidule, je ne sais même pas à quoi ça pourrait ressembler, puis deuxième question est-ce que ça existe (ce qui m’éviterais la course au Yéti) ?
Alors pour répondre à la première question oui, ça existe, en trouver en Tunisie… euuuuh, on dira que ça se corse à ce niveau. Fallait donc trouver un palliatif, et grâce au net et à la magie de la technologie, ça a été vite trouvé (et qui plus est gratuitement) : il existe en effet plusieurs applications pour smartphone qui rendent et le tracking, et le coaching possible à portée de doigts.
Alors voilà, une fois la piste trouvée, j’ai vite fait de télécharger tout ce qui était gratuit pour le tester à blanc, et j’ai finalement retenu deux programmes plutôt complémentaires : Endomondo pour le tracking et le suivi de mon évolution, et 10K for Pink pour le coaching.

Endomondo-logo-1-300x300Endomondo (que je connaissais il y a quelques années sur BlackBerry et qui en est aujourd’hui à sa 8ème mouture) disponible sur quasiment la totalité des supports (iOS, Android, BB OS, Windows Phone), et est ce qu’on peut appeler un Sport Tracker, dans la même catégorie, vous pourrez trouver des applications comme celle de la série Nike+ Running ou des programmes comme RunKeeper, Runtastic voire encore Zombies, Run! Ce genre d’application a l’avantage de garder trace de vos courses via un positionnement GPS permanent, permettant ainsi de visualiser vos trajets sur carte, les altitudes, vos vitesses moyennes et instantannées, vos courbes de performances sur l’ensemble d’un parcours, de garder trace de vos records et performances, ce qui confère de gros avantages notamment et essentiellement vous aider à mieux gérer/doser vos efforts en course en répartissant mieux les efforts (ils permettent également pour une meilleure précision de raccorder des bracelets cardiaques pour tracker le rythme cardiaque pendant l’effort et ainsi alerter dans les zones rouges). Bien entendu, toutes les données peuvent être récupérées directement sur l’application ou encore mieux via des comptes personnalisables et sécurisable accessibles via Internet. Pour en revenir à Endomondo, quoi qu’il n’est pas le plus populaire en terme de base utilisateurs (sans doute parce qu’il n’existe qu’en version anglaise), m’a paru plus complet dans la mesure où il permettait de l’utiliser sur n’importe quel sport et non pas seulement sur de la course à pied comme ces concurrents,, bien utile pour centraliser dans un même endroit ses différentes activités et dans une même interface. Le facteur sobriété de cette même interface est également un plus non négligeable, dans la mesure où il est sans chichi et ne garde que l’essentiel (possibilité de customiser pour ceux que ça intéresse), et point de vue fonctionnalités est très complet : pour chaque activité il mesure : la distance parcourue, la durée, la vitesse moyenne, la vitesse maximal, la vitesse instantannée pour chacun des points de passage, le nombre de calories consumées, la sudation, l’altitude par point, et les conditions météorologique (tout celà peut bien entendu être exporté à tout moment pour utilisation sur une autre plateforme, ce que je juge à mon sens très honnête), d’autres fonctionnalités moins intéressantes (pour moi) y figurent également telle que l’intégration aux réseaux sociaux, le suivi sur carte des trajets, et d’autres fonctionnalités plus fun comme de savoir combien de tour de la terre on a fait, ou combien de terre-lune on a parcouru ou encore combien de burger ont été consumés grâce au sport, sans oublier une option très sympathique : le “PepTalk” qui permet à retranscrire vocalement des les écouteurs en plein exercice les messages que peuvent te laisser tes amis (qui a dit que la course était un sport où l’on pouvait pas être encouragé?), je l’ai bien entendu essayé, et ne peut que confirmer que ça marche bel et bien. A savoir qu’il ne s’agit là que de la version gratuite, et qu’une version premium (sans publicité et avec des fonctionnalités plus poussées) est également disponible pour les moins novices.

10KFORPINKDeuxième programme retenu et qui fera lui office de coach, le 10K for Pink de Zen Labs, et non il n’est pas dédicacé par la chanteuse, mais soutien la lutte contre le cancer du sein. Pour quoi je l’ai retenu parmi plusieurs autres? Parce qu’il est gratuit et fait exactement ce dont j’ai besoin : proposer un programme sur 14 semaines de 3 jours ce qui correspond pile à mon programme. Après il suffit de le paramétrer à l’avance pour qu’il te dise quand finit l’échauffement, quand courir, quand ralentir, quand marcher, et quand commencer le cooldown. L’interface est un brin austère, mais on s’en fout du moment qu’on aura pas trop le temps de la regarder mais plutot d’écouter le coach directement dans les oreillettes (possibilité de choisir entre une voix masculine ou féminine). Autre programme que je pourrais vous conseiller comme coach (et que j’ai d’ailleurs gardé sur mon smartphone à toutes fins utiles) et qui a pour simple nom : RunNow qui a l’avantage d’être très épuré et totalement paramétrable.